Tanzanie.

Nous voilà donc de l'autre côté de la rivière, en Tanzanie. Les formalités douanières se sont réglées rapidement et dans la bonne humeur, il est vrai que nos amis de la police et de la douane ne voient pas souvent surgirent de chez leurs voisins d'en face des voyageurs provenant de pays aussi lointain que la France. Une fois nos visas et tampons obtenus, ils nous ont indiqués dans un dernière au-revoir que nous allons trouver  devant nous un petit kilomètre de goudron flambant neuf et qu' ensuite la piste reprendra la place qu'il lui revient de droit au milieu de cette nature sauvage. C'est ainsi que nous avons retrouvé avant le couché du soleil la chaleur des pistes poussiéreuses.

Notre joie fut de courte durée car le lendemain matin après une nuit bercée par la pluie fine venant purifier cette nature sauvage, nous avons repris le serpentin de terre rouge humide qui au bout de quelques kilomètres, disparu comme par enchantement pour laisser de nouveau place à ces routes de noires vêtues, sans charmes qui fond désormais partie intégrante, à notre plus plus désappointement, du continent africain. Bien que notre carte routière représentait cette voie qui longe l'océan Indien en piste jusqu'à Dar Es Salaam, environ 650 kilomètres, sur le terrain, nous avons eu droit à un panache de ce qui se fait de plus désagréable en voie de circulation terrestre. Quand la belle route toute neuve se terminait, s'était pour laisser place à une voie de déviation défoncée par les pluies, les engins de travaux, les bus endiablés. Et ce fut un soulagement quand nous avons aperçus au loin Dar Es Salaam, bien que cette ville soit gigantesque et surpeuplé, elle fut plus reposante que cette route en construction.

Nous avons séjourné environ un petit mois à proximité de la mégapole, où jour après jour  se profilait à nos yeux le triste fait que nous devrions sûrement renoncer à notre remonter du continent par les voies terrestres. Les événements politiques se sont propagés comme une traîné de poudre. Ayant fait l'expérience de ces pays lors de notre descente, nous ne voulons pas prendre le risque de les retraverser lors de troubles tel que ceux qui viennent de survenir, quand ils sont calmes ce n'est pas toujours de tout repos alors là nous n'osons pas imaginer. Donc nous avons pris contact avec une compagnie maritime au Kenya pour embarquer notre camion fin mars et mettre ainsi le point final à notre aventure africain. Mais d'ici là nous avons bien l'intention d'en profiter jusqu'à la dernière minute.

Nous avons repris la route vers le nord toujours en longeant l'océan Indien, notre première escale avant la frontière se situe a à peine 70 kilomètre au nord de Dar, dans la petite ville remplie d'histoire de Bagamoyo, où nous savions d'après des informations glaner auprès d'autres baroudeurs que s'y trouvait un camping tenue depuis près de vingt par un couple de français, Jean et Danielle. En arrivant en fin d'après-midi dans ce petit village côtier, nous avons su immédiatement nous nous adorerons et nous avons adoré. Nous devions rester qu'une seule journée, délais dû à notre visa et surtout au départ du bateau qui était prévu pour le 24 mars. Petite parenthèse, si nous voulions quitter le continent par voie maritime, il nous fallait le faire avant le 1er avril, car à cette date notre carnet de passage en douane expirait et nous voulions le renouveler seulement si nous remontions par les terres chose qui à l'heure actuelle s'avérait des plus délicates. Voilà pourquoi nous n'avions plus beaucoup de temps devant nous pour profiter de ce charmant village emplie d'histoire. Nous avons toutefois jugé que trois jours ici ne changerait rien dans le fait que nous devions rentrer, ainsi nous en avons profité pour  visiter la mission catholique et son petit musée retraçant l'application de ces religieux contre l'esclavage au siècle dernier. Vraiment très enrichissant. Et c'est à grand regret que nous avons dit au-revoir à ce charmant couple français dont la générosité et leur accueil chaleureux  restera à jamais présent dans notre cœur de voyageur.

Avant de rejoindre la frontière kenyane, nous avons fait une seconde halte au bord de l'océan pour deux journées de farnientes. Nous n'arrivions pas à nous faire à l'idée que bientôt tout cela ne sera qu'un souvenir faisant partie intégrant de notre être, accompagné de sentiments inextricable de notre cœur. En quelques que mots le fait de rentrer nous était inconcevable.

Heureusement pour nous, de Panganie jusqu'à la frontière du Kenya, la monotonie de la route goudronné à laissé place à une piste des plus aventureuse, nous étions toujours en Afrique. Ce dernier poste de frontière, c'est passé comme une lettre à la poste. Un phénomène que nous n'arrivons toujours pas à expliquer, s'est produit à chaque passage de douane depuis notre départ d'Afrique du Sud. Que je vous explique. lors de notre descente depuis le Kenya jusqu'en Afrique du Sud à chaque un de ces postes frontières que nous venons de traverser aujourd'hui nous avons payer une multitudes de taxes de toutes sortes dont parfois le montant frôlait la démence. Étant au courant de cela, nous nous attendions encore une fois à délester notre porte-monnaies de quelques Dollars que nous aurions préférer destiner à d'autres usages plus agréables. Et bien pour une fois notre souhait fut exaucé . Depuis la frontière du Kruger Parc jusqu'à ici au Kenya, nous n'avons pas sorti un cents pour quelles que taxes que se soit. Et pourtant elles sont toujours bien présentes car tout les voyageurs que nous avons croisé sur cet itinéraire ont payé. Je pense donc que nous étions sous une sacrée bonne étoile ces dernier mois, elles ont du avoir pitié de nous, vu notre état de mélancolie.

Pour nos derniers jours sur le continent, celui-ci nous a confirmé notre sentiment à son égard, tout peu arriver ici, son énergie et sa générosité est sans limite.