Wadi Alfa , Gallabat ( frontière).

 

Enfin après une journée et une nuit de navigation nous avons atteint , si l'on peut le nommer ainsi , le port de Wadi Alfa. Mais avant de débarquer sur le territoire nous avons du passer un examen médical sommaire ( simplement la température) , remplir de nombreux documents ( ça continue) et répondre à une multitudes de questions et seulement après cela nous avons pu fouler le sol soudanais. A la sortie du bateau l'air est suffocante. Il nous faudra dormir à l'hôtel pour cette nuit , la chaleur est tel qu'il est impossible de fermer l'œil de la nuit. Le lendemain , nous avons tous tellement hâte de retrouver nos véhicules que nous sommes tous près très tôt. Vu que nous sommes plusieurs ,il nous fallut la matinée pour pouvoir régler toute la paperasse , heureusement nous sommes aidés par quelqu'un qui travail pour la compagnie maritime. Prenant tous la même direction et l'entente étant très conviviale , nous allons faire un bout de chemin ensemble .

De village en village , nous allons sillonner les pistes qui longent le Nil jusqu'à Dogola pour ensuite voler de nos propres ailes , tandis que les autres vont traverser le fleuve pour rejoindre Khartoum , nous nous continuons sur cette rive du fleuve et visiter un peu le pays. 

Ce pays est vraiment très loin de l'image que les médias nous donnent . Il est vrai que plusieurs régions comme le Darfour ou le Sud sont interdites aux touristes , c'est pour cela que pour obtenir les visas , il faut procurer au consulat du Soudan les documents habituels ainsi qu'une lettre de recommandation de votre ambassade. Mais nous français quand nous avons été demandé ce papier au consulat de France au Caire, ils nous l'ont refusée. La France ne prend pas la responsabilité de ces citoyens voulant se rendre de ce pays qui d'après leur dire est un des moins sure du continent africain. mais vu que nous sommes très obstiné et surtout que nous ne voulons pas faire demi tour , nous avons réussi après maintes discutions à obtenir un visa de transit vu que nous nous rendons en Éthiopie. Le Soudan est immense , la territoire le plus grand d'Afrique donc ils nous restent , à nous voyageurs , beaucoup de choses à voir en dehors de ces régions sensibles. 

Au fil du Nil , de jour en jour , nous avons fait la découverte d'un pays fantastique, peuplé de personne au cœur en or. Les soudanais sont la population la plus accueillantes et généreuses de ce continent. Nous sommes de nouveau confrontés aux difficultés du désert car les différents villages que nous traversons avec ravissement sont blottis entre le Nil et les dunes , les villageois sont tellement heureux de nous accueillir que dès notre entrée dans ces petits bourgs leur générosité les pousse naturellement à nous offrir de l'eau de leurs puits pour nous désaltérer, à nous guider à travers les ruelles ensablées pour retrouver notre chemin, jamais de gestes ou propos agressifs envers nous , l'étranger. Le seul inconvénient , c'est que nous ne sommes pas à la bonnes saisons et la chaleur est vraiment intolérable , nous avons atteint  parfois les 45°C à l'ombre et dans le camion les 50°C, à notre grand regret, nous ne pourrons pas rester autant de temps que nous le souhaiterons car même ne rien faire est épuisant.

Nous avons du traverser par deux fois le fleuves, la première fois heureusement pour nous , un pont fut édifié pour remplacer la barge mais la seconde fois l'accès au pont nous fut refusé , n'étant pas achevé , pas de chance , nous avons dû emprunter une barge priver pour les gros véhicules qui nous a coûté assez cher vu la durée du trajet , enfin nous n'avions pas le choix s'était ça ou la nage.

Doucement , nous avons rejoint Khartoum , en visitant les pyramides de la citée royale de Moroe , moins impressionnantes que celles du Caire, mais aussi anciennes et très bien conservées. La capitale , nous y sommes restés une journée , rien d'important nous retenait ici, nous avons pris la direction de la frontière de l'Éthiopie . A une centaines de kilomètres de la douane un petit accident est survenue, dont Géraldine en fut la victime. Sortant du camion à la nuit , elle mit le pied sur un scorpion , heureusement noir, les moins dangereux. Pris de panique , nous avons tous jeté dans le camion et avons foncé à tombeau ouvert en pleine nuit  suivis de Steve et Katy ( Un des Land Rover qui pris la barge en Égypte avec nous ) que nous avions retrouvé à Khartoum et qui faisais la route avec nous , pour rejoindre la route principale et trouver un médecin car l'Hôpital le plus proche se trouvant à 60 km environ . La douleur était de plus en plus intense, la jambe droite bien que Philippe lui est fait des entailles au scalpel et mis un garrot pour ralentir la monté du venin vers le cœur était totalement paralysé par la douleur , par chance à peine quelques minutes plus tard dans un village nous avons trouvé un dispensaire où des ambulanciers stoppés sur la routes nous avait conduit, le médecin lui fit deux piqûres dans le pied et trois injections de sérum toutes les quatre heures. Il fallut plusieurs jours pour que la douleurs disparaisses totalement et pour qu'elle puisse remarcher. Quand elle fut hors de danger , le médecin les autorisa à reprendre la route et c'est couché dans le lit de Tiffany qu'elle fit sont entré en Éthiopie. 

 

Le débarquement au Soudan.

Deux nuits difficiles , cela laisse des séquelles!

De village en village.

Touc,touc , les taxis locaux.

Ah!Enfin une épicerie.

Camp au bord du Nil!

Petit soucis à la sortie d'un village...

Paix et tranquillité.

C'est qu'il avait soif le petit!

Une ville typiquement soudanaise.

Citée royale de Moreo.

Que d'admirateurs!!