Dernière escale, le Kenya.

 

 

Nous ne visiterons pas le Kenya à proprement dit, de la frontière à Mombasa seulement quelques centaines de kilomètres les séparent. Les trois semaines environs que nous séjournerons ici, nous les passerons sur la plage de Tiwi beach près de Tiwi village à une vingtaine de kilomètres au Sud de Mombasa à attendre notre bateau qui était prévu pour le 25 avril, mais je dis bien prévu car nous avons seulement embarqué le 28 avril, d'un autre côté ce retard, nous fit profiter, de quelques jours de plus, de ce cadre magnifique avant de retrouver nos montagnes de notre Haute-Savoie natale.

Une fois le bateau réservé auprès de la compagnie maritime italienne "Messina", nous avons profité de la plage et de l'ambiance estivale de la petite ville de Diani à quelques kilomètre de là. Quand enfin le 24 avril arriva nous avions, tout prévu pour sécurisé le camion pour sa traversé, et c'est en fin d'après-midi alors que le soleil disparaissait derrière l'horizon que nous avons reçu un coup de téléphone de notre transitaire, ce dernier nous informait que le vaisseau avait une journée de retard, l'embarquement était repoussé au 26, nous avions gagné une journée de plus. Le lendemain, nouvel appel téléphonique, le bateau était bien arrivé mais son entrée dans le port était retardé par un autre navire amarré dans le terminal de la compagnie qui déchargeait sa marchandise, le port étant très petit il ne peu accueillir que quelques navires à la fois, ce qui signifie que c'est chaque un son tour. On nous informa donc que nous pouvions profiter de notre week-end, le rendez-vous fut fixé avec notre transitaire au lundi matin 28 avril à 7 heure devant les portes du port. Tout heureux de notre bonne fortune, nous nous sommes rendus à Diani pour faire quelques course et réserver nos billets de retour. Nous nous envolerons vers la France le mardi 29 avril à 15 heures pour atterrir à Genève le mercredi matin à 8 heure.

Après une week-end à dire au-revoir à nos amis au camping, le lundi matin aux aurores, nous étions enfin près pour embarquer le camion. Moyennant un petit extra, nous avons pu négocier le fait que ce soit Philippe qui conduira le notre véhicule dans le bateau, que nous remettrions les clés au Capitaine et idem pour l'arrivé en Italie. Un soucis en moins, le camion ne restera pas ainsi sur le port, offert à toutes sortes de malveillances. Nous voilà donc à 7 heure devant les grilles du port. L'opération selon les propos de la compagnie maritime devait ne durer pas plus de quelques heures, nous serions sortis au plus tard à 10 heure, mais ils avaient, semblerait-il, omis d'inclure dans leur équation le fait que nous nous trouvions en Afrique et que rien n'est simple ici ou plutôt  tout est trop simple! Nous sommes ressortie du port à 15heure, affamés, exténués, rêvant d'une douche. 

Voilà dans les grandes lignes le déroulement de notre journée : Dès notre arrivée au port, nous avons été quelque peu surpris de ne pas apercevoir notre transitaire, élément indispensable dans la procédure d'embarquement. Nous l'avons donc attendu et attendu, c'est après une trentaine minutes à "poiroter" que nous lui avons  téléphoné pour l'informer que nous étions bien au Rendez-vous et à l'heure dite. Il nous informa nullement gêné par son manque de ponctualité qu'il serait sur place immédiatement. Nous le vîmes arriver quelques instant plus tard, portant sous son bras un gros dossier, emplis de notre paperasses administratives. Tout fut bouclé rapidement, tamponnage du carnet, contrôle du numéro de châssis, etc... À 8 heure 30, nous franchissions les grilles du port pour nous rendre au terminal de la compagnie maritime et nous parquer devant la gueule énorme de ce monstre des océans. C'est à cet instant précis, quand nous avons coupé le contact du camion que tout se compliqua. Le bateau était bien présent, c'était une certitude, il était devant nous, le problème ne provenait pas de ce fait, mais du fait que ce dernier n'était toujours pas déchargé. D'après le personnel travaillant pour Messina au Terminal, il y avait environ deux cents véhicules et autant de containers à  sortir du ventre du vaisseau et tout ce petit monde se mettrais en action à 10 heure, ce ballet, d'après nos calculs, devait durer environs 4 heures, à quoi nous devons ajouter l'attente avant le levé du rideau et le temps que prendrait le chargement de notre camion. Et nous avions vu juste, nous avons quitter le port à 15 heure, vous allez penser à tort que nous pouvions enfin aller nous restaurer et nous reposer, que nenni, il fallait encore nous rendre aux bureaux de la compagnie pour régler la partie kenyane de la facture et récupérer les papiers que nous devions présenter en Italie pour récupérer notre camion dans une vingtaine de jours. À 16 heure et quelques minutes, enfin, le chauffeur de la compagnie nous déposa en ville pour que nous puissions manger un bout et une fois rassasié nous avons pris un touc-touc pour nous rendre à notre hôtel et finalement pouvoir ce détendre. Heureuse, lors de notre attente au port, notre transitaire a eu l'ingénieuse idée de nous conduire à un hôtel au centre ville pour réserver une chambre et déposer nos bagages.

 Notre dernier réveil africain fut orchestré tout d'abord par l'appel à la prière de la mosquée toute proche et ensuite une fois tout ce petit monde levé, le tintamarre des cuisines juste en dessus de notre chambre préparant les repas de la journée pour le restaurant bondé qui jouxte l'hôtel, pris le relais. Vu que nous étions réveillés, nous en avons profiter pour faire un dernier tour en ville, nous imprégner  une dernière fois de cette vie colorée, emplis de senteur de bout du monde pour que nous n'oublions jamais ce continent. Notre transitaire, Salim, s'était proposé la veille de nous conduire à l'aéroport, une personnage d'une générosité sans limite. À 13 heure, sous un soleil de plomb, nous jetons tout nos bagages à l'arrière de son vanne et les yeux rivés à la vitre, chaque un dans le silence et à sa manière, nous disons au-revoir et à bientôt au continent africain.