| Et voilà, 12 heures d'avion environ et deux escales plus
tard, nous avons posé nos tongs sur le sol du vieux continent. Après
près de deux ans et demi d'absence, c'est mon frère accompagné d'une
pluie fine qui est venu nous accueillir à l'aéroport de Genève. Une
fois l'effervescence des retrouvailles passées, durant une dizaines de
jours, nous avons séjournés chez mes parents et quelques jours chez des
amis, bien que parfois désorientés, nous avons essayé de nous réadapter à cette nouvelle vie. Il est vrai que nous aurons une petite année pour nous replongé à corps perdu dans les eaux glacés de cette existence soit disant de modernité. Quoi qu'il en soit bien que nous soyons de retour, notre aventure n'était pas du tout achevé, il nous fallait encore nous rendre à Gènes en Italie pour récupérer notre compagnons. Durant notre retour en France, nous avons pris contact avec la compagnie maritime à Gènes et leur transitaire pour organiser notre arrivé. D'après eux, le navire rentrerait dans le terminal du port de Gènes le vendredi 15 avril, il était donc préférable de nous rendre en Italie deux journée avant pour prendre contact avec eux et régler comme de bien entendu, la partie italienne de la facture. C'est ainsi que le mercredi 13 avril à 8 heure, nous avons pris le train d'Annecy, à destination de Gènes où nous sommes arrivés à 16 heure. Un peu fourbus et désorientés, nous avons vite retrouvé nos repères dès notre descente du train, en trouvant un petit hôtel près du centre pas très bon marché, mais nous ne sommes plus en Afrique, normalement nous devions séjournée deux jours dans la ville. Le lendemain matin, en milieu de matinée armé d'un plan de la ville, nous nous sommes rendus au bureau de Messina. Ils nous ont confirmés que le vaisseau arrivait toujours le lendemain, nous devions nous rendre au terminal le jour suivant à 9 heure où nous rencontrerons notre transitaire pour régler les formalités douanières. Ayant une journée de libre, nous en avons profité pour visiter un peu cette ville au charme inconditionnel, des monuments, des Églises, des restaurants, des glaces et beaucoup d'italiens au caractères méditerranéen. Et c'est ainsi que le lendemain dans la fraîcheur du petit matin, harnaché de nos sacs à dos, nous avons parcouru les trois kilomètres qui nous séparaient du terminal. Mais une fois les bureaux du transitaire déniché, c'est le désenchantement qui nous gagna. Le bateau n'arrivait que le lendemain, c'est à dire samedi, de part ce fait le déchargement ne débutera que le lundi matin pour s'achever le mardi tôt dans la matinée, le week-end on ne travail pas en Europe, nous avions omis ce fait. Nous étions bloqués encore trois grandes journées en Italie, quatre avec la journée du vendredi. Aucune négociation ne fut envisageable, le bateau n'était pas là, nous ne pouvions rien y faire. C'est déprimé, que nous sommes rentré à l'hôtel espérant que notre chambre soit encore vacante. Durant les jours qui suivirent nous avons sillonné chaque ruelles, chaque édifices, chaque recoins de la ville pour essayer d'oublier ce contre-temps désobligeant et surtout pour essayer de calmer notre colère. Le mardi toujours dans accompagné de la fraîcheur matinale, c'est d'un pas décidé qui nous avons repris le chemin du port où cette fois-ci notre camion nous attendait patiemment au fond du navire que nous venions le chercher. Arrivé au rendez-vous à 8 heure tapante, deux heures plus tard tout les papiers en mains, c'est accompagné d'un sourire que nous avons salué tout le monde et que nous avons franchis les grilles libératrices du port, direction la frontière franco-italienne de Vintimille. |