De Matama à Moyale.

 

 

Une douane franchie et vous pénétrez dans un autre univers. Plus de sable , fini les chaleurs insoutenables , de l'autre côté de la ligne invisible se dresse devant vous des montagnes verdoyantes , la chaleur  spontanément redevenue supportable , mais surtout la pluie que nous n'avions pas ressentie sur notre peau depuis la Tunisie . Quel choc! Si bien que après deux semaines , nous avons tout les trois attrapés une grippe carabiné , alités durant plusieurs avec des poussés de fièvre jusqu'à 39.8°C et le nez qui coule s'en discontinuité le camion s'est transformé en vraie vivier à microbes.

Heureusement avant cela nous avons pu profiter des berges tranquilles du lac Tana et de la compagnie surprenante des babouins des Sion Montains où le plus haut sommet culmine à 4600m . La plupart du territoire se situe entre 2500 et 3500M d'altitude. Ce qui fut pas de tout repos pour  notre camion. Les montées n'en finissaient jamais , nos montagnes de Haute-Savoie sont ridicules à côté. Durant plusieurs dizaines de kilomètres , nous sillonnions les pistes à flan de montagnes à un rythme de 20 à 30 km/h et quand nous pensions être enfin arrivé au sommet cela recommençait plus loin. Mais nous avons évolué dans des paysages tellement surprenants que la difficulté était vite oubliée. Jamais nous nous serions imaginé que l'Éthiopie fut un pays aussi montagneux et verdoyant. Les seuls images que nous avions de ce pays s'est la famine dans les années 80 et le sécheresse. Alors , que la grande partie du territoire se situe dans les montagnes que les paysans cultivent à la méthode de notre anciens temps. Les labours se font avec des charrues en bois confectionnées par leurs soin tirées par des bœufs ou parfois par des dromadaires , travail harassant vu les étendus immenses qu'ils cultivent, pas une parcelle n'est laissée en friche. 

Bien que les paysages soient de toutes beautés , des problèmes subsistent ici , la population est très agressive dans certain endroits. Régulièrement à chaque traversé de village nous nous faisions canarder le jais de cailloux , nous devons avoir cinq ou six impacts sur les flans du camion. A chaque fois Philippe a stoppé  pour poursuivre les gamins , mais ils n'ont peur de rien , certains nous narguaient même du haut de leur  8 ans. A chaque traversée de village s'est un concert de "you-you" avec les mains tendus , ce qui veux dire en gros " toi- donne " et dès que tu stoppes , ils arrivent comme des nuées de mouches et ne te lâchent plus , il est très difficile de trouver un endroit paisible pour camper , ils touchent à tout , il faut être vigilant car ils ont vite fait de démonter quelque chose sans que l'on s'en aperçoive et l'on reprend la route avec des objets qui pendouilles autour du camion. Une fois, ils nous ont ouvert le robinet extérieur ,  une bonne partie de notre réserve d'eau fut répandu sur les routes avant que l'on s'en aperçoive , gros problème car ici l'eau est difficile à trouver , ainsi que le gasoil , surtout dans le nord et l'électricité. La plus part des villes éthiopiennes qu'elles soient grandes ou petites , la capitale comprise ont l'électricité que par intermittence. Alors pour faire le plein, c'est un gros problème. Quand les stations ont le carburant , elles n'ont pas l'électricité et quand elles ont l'énergie et nous pas le gasoil , un vrais casse tête chinois ce qui nous à poussé dans le nord du pays à arrêter les camions de transport de carburant sur la route pour qu'ils nous vendent quelques litres pour pouvoir poursuivre notre route, sans ça, nous aurions été bloqué à Axum ville du grand nord éthiopiens. 

Toutefois , dès que vous avez passé Addis-abeba , le décors change , peu à peu les montagnes s'estompent pour laisser place à des plaines de moins en  moins verdoyantes mais de plus en plus arides parsemés d'épineux , nous retrouvions l'atmosphère de l'Afrique de l'Ouest. Nous avons pu trouver des endroits un peu plus tranquilles pour camper sans crainte d'être ennuyé. Simplement de jeunes enfants curieux de ces étranges voisins .

Nous nous dirigeons vers le Kenya pour de nouvelles aventures.

Shopping.

Berge paisible du lac Tana.

L'appel de la nature.

Nos amis les babouins!

On va où là?

Notre résidence secondaire.

Pas mal le jouet.

Station de gasoil itinérante.

Qui a pris mes bottes???

Blue Nile falls.

Du bois pour le feu se soir.

On peut pas tous les prendre.